» L’aube
Déplisse majestueusement sa robe
Qui lentement jusqu’à ses pieds retombe

Le crépuscule
Lui rend à son tour la pareille
En prélude à une douce mise en sommeil

Le matin
Ranime vaillamment les corps endormis
Ravis de revoir cette fois encore leurs amis

Le jour
S’ébroue, s’active et se met en place
Pour remplir de son humeur tout l’espace

Le soir
Quand la journée termine sa ronde
Enfile son smoking de couleur sombre

La nuit
Qui le suit étend son manteau étoilé
Sur le monde qui s’endort fatigué

Le vent
Jamais en reste balaie l’atmosphère
Pour du sol enlever la poussière

Les nuages
Qui moutonnent l’azur par grappes
A perte de vue finalement s’échappent

La pluie
Applaudie par la terre asséchée
Etanche sa soif de ses larmes léchées

Le tonnerre
Crépite furibond et rageur
Rappelant que le ciel a ses humeurs

Le soleil
Darde en maître des lieux
Ses rayons qui dorent les cieux

La lune
Nous fait chaque nuit son clin d’œil
En phare qui nous protège des écueils

Les montagnes
Relevant de froid leur capuchon blanc
Crénèlent le panorama proche du firmament

Le ruisseau
Déambule et scintille joyeusement
Rendant son cristal tintinnabulant

La mer
S’étale langoureusement depuis ses galets
Jusqu’aux confins de l’horizon qui disparaît

La forêt
Résonne de chants, d’appels et de cris
Du fond des ses charmes et taillis

L’arc-en-ciel
Ultime témoin de cette splendeur
Nous gratifie d’un irrésistible bonheur

Que la Nature est belle !
Comment peut-on s’imaginer,
Que l’on ne fera pas comme l’hirondelle
Tout pour la préserver, voire la sublimer ? Michel KEUKENS (Poète et traducteur belge)

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