
« Je pense que pour être un bon photographe, il faut avoir un esprit curieux. Personnellement je reste plutôt simple et j’essaie de traiter les personnes avec la plus grande dignité et le plus grand respect lorsque je les photographie. J’essaie toujours de créer une atmosphère de confiance. Il y a une qualité contemplative ou méditative dans la photographie, comme une sorte d’état pacifique.
Quand je pars pour un travail photographique, j’entre alors dans un état d’esprit particulier, plus en phase avec le monde qui m’entoure. Je suis présent dans l’instant, je suis en vie ! Je regarde mon environnement et je vois alors ce qui est spécial et différent dans cet endroit. J’examine, j’explore et je vois ce qu’il en ressort, même ce qui n’est pas nécessairement humain. Ce peut être une fissure sur un trottoir ou un animal qui joue. C’est l’appréciation d’un moment dans le temps
Le rôle d’un photographe est de nous faire voyager, de nous faire ressentir des émotions que ce soit dans le rire, le bonheur, la richesse ou la joie. Ma vie est façonnée par le besoin d’errer, d’observer, mon appareil photo est mon passeport » Steve McCURRY (Photographe américain -Sa carrière a été couronnée par de nombreux prix comme, à différentes reprises, le prestigieux World Press Photo Award (sorte de Nobel de la photo) , le prix Robert Capa Gold métal, le Grand Prix de reconnaissance spécial du jury au concours Phaidon Press, le Prix Leica Hall of Fame, à deux reprises le prix Olivier Rebbot etc etc … Il a reçu la médaille d’or du centenaire par la Royal Photographic Society de Londres, a été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 2013 et a publié de nombreux livres.








Tout le monde connait, je pense, cette célèbre photo, ces grands yeux verts magnifiques, immenses, perçants appartenant à Sharbat Gula surnommée La Mona Lisa afghane , une jeune réfugiée de 12/13 ans qui avait perdu ses parents et vivait dans le camp de réfugiés de Nasir Bagh à Peschawar, un cliché de Steve McCurry qui fera la couverture du National Geographic en 1985 et le tour de la planète.

En 2001, il se trouvait à New York lorsque les tours du World Trate Center sont percutées par des avions. Il s’est rendu sur place assez vite, et a réalisé un très grand reportage pour traduire sur la pellicule ce que je ressentais, l’horreur et la perte. Il fut dédié à l’héroisme et l’humilité des citoyens new-yorkais.







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