
Alfredo Catalani est un compositeur italien de la même génération que son rival Puccini. Il fut un grand admirateur de Richard Wagner, et un proche du chef Arturo Toscanini, La Wally sera son cinquième et dernier opéra puisqu’il décèdera un an après sa création à la Scala en 1892, malade de la tuberculose. Cette œuvre lyrique lui aura demandé trois ans de travail.
Le livret est signé Luigi Illica qui a trouvé son inspiration dans le roman Die Gayer Wally (1876) de WIlhelmine Von Hillern, traduit en italien en 1887.
Un petit trésor lyrique en quatre actes, fort en dramaturgie, poétique, raffiné, nostalgique, passionné, mélancolique, d’une grande richesse orchestrale, subtil harmoniquement parlant, avec des arias qui nécessitent une certaine puissance vocale.
Ebben ? Ne andro lontana est l’aria célèbre de cet opéra. Il est au répertoire des plus grandes cantatrices. Celle qui fut la première à l’interpréter, lors de la création à Milan, fut Hariclea Darclée. Une aria que vous avez certainement entendu au cinéma dans le film Diva de Jean-Jacques Beineix en 1981, ou bien encore dans celui de Jalil Lespert Yves Saint Laurent.
C’est une histoire de vengeance, de jalousie, de passion, de querelle filiale, de rivalité, de révolte, d’amour contrarié. L’histoire d’une jeune fille en quête de liberté qui ne veut absolument pas épouser l’homme que lui destine son père, et qui veut tracer son propre destin, être libre de choisir celui qu’elle aime, en l’occurrence l’ennemi de son père. Elle quitte donc la maison. Son père meurt, elle hérite de ses biens et pense être manipulée par cet homme qu’elle a choisi. Sur un coup de tête elle veut le faire tuer par l’un de ses prétendants, puis se ravise et tente de le sauver. Malheureusement, il glisse dans la neige en voulant la rejoindre et sera emporté par une avalanche. Désespérée, elle se jettera dans cette coulée de neige pour rejoindre son amour perdu.






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