»J’ai appelé ma symphonie  » du Nouveau Monde  » parce que c’était la toute première œuvre que j’écrivait en Amérique. Selon moi, je pense que l’influence de ce pays ( c’est-à-dire les chansons folkloriques nègres, indiennes, irlandaises etc…) y est sensible et que cette œuvre, ainsi que toutes les autres écrites là-bas, diffèrent grandement de mes précédentes, aussi bien en termes de couleurs que de caractères …  » Antonin DVORAK en 1894

Antonin DVORAK 1841/1904
(Vidéo : Herbert V.KARAJAN à la direction de l’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE BERLIN)

Antonin Dvorak est un compositeur tchèque,  un de ceux (avec Bedrich Smetana, son compatriote) dont les racines de la musique furent très influencées par sa Bohème natale –  Tout ce qui touche au folklore et à la vie rurale de cette dernière, fut ancré en lui et l’a profondément influencé.

Ce qui lui a permis d’acquérir une belle renommée , de se faire connaître et apprécier en dehors de son pays, ce n’est pas l’opéra avec lequel il a débuté, mais la musique instrumentale et particulièrement le genre  » symphonie  » . Il en a écrit neuf au total ;  les trois dernières pouvant être considérées réellement comme des chefs-d’œuvre, notamment la très célèbre et populaire N°9 dite  » du Nouveau Monde  » composée, en ce qui la concerne,  aux Etats Unis.

Tout a commencé en 1890 lorsqu’il a été engagé comme directeur du Conservatoire national de musique à New York. C’est vrai qu’au départ il a un peu hésité mais, après avoir pesé le pour et le contre, il a finalement accepté ce poste  en 1891.

Une fois installé, il souhaita composer une oeuvre qui reprenne non pas des thèmes populaires du folklore américain y compris ceux des indiens, des esclaves noirs, voire même des irlandais ; mais des particularités très spéciales  leur étant propres,  et qu’il pouvait utiliser à bon escient . Au-delà de cela il y a également des parfums slaves, tout simplement  parce qu’il était  très nostalgique de son pays et qu’il  y pensait fortement.

Le succès de cette œuvre va être grandiose. Elle sera intensément applaudie lors de sa création au Carnegie Hall de New York .  C’est une partition magnifique, puissante, épique,  claire, bien équilibrée, précise, lyrique, subtile,touchante, nostalgique assurément, traversant des moments graves et tristes, mélancoliques, et d’autres plus animés, vifs, dansants, lesquels se terminent dans un final un peu étrange mais absolument brillant. C’est un travail remarquable !

4 réponses à « Symphonie N°9 Op.95 (Dite du « Nouveau Monde ») … Antonin DVORAK »

  1. Je trouve sublime cette symphonie n°9 du Nouveau Monde !
    Merci beaucoup pour ton article.

    Belle journée ensoleillée à toi Lisa ☀️
    Ici, pas encore de pluie…

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    1. Avatar de Lisa Pascaretti
      Lisa Pascaretti

      C’est une œuvre de grande qualité, originale, et c’est ce qui a fait sa popularité. Je suis ravie que tu aies aimé chère Evelyne et je te remercie de ton intérêt et pour ton message. J’espère que septembre nous amènera de la pluie et de la fraîcheur. Très douce journée à toi également ♥🎵

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  2. Well! That was a lovely trip down memory lane, thank you! I’ve two great memories of this work – it was the first performance of the TSO that I attended (age 8, maybe) and for our ballet recital one year, several classes danced to « New World ». Lovely post, thank you, especially his quote. pp

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    1. Avatar de Lisa Pascaretti
      Lisa Pascaretti

      As I have said in other comments—and likely to you as well, dear Pam—it is always a joy for me when one of my articles, whatever art form it relates to, brings back a memory of your childhood or youth. It always touches me deeply. Thank you for sharing those memories with me through this magnificent piece ♥🎵

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