» La plage est presque vide en ce matin d’été,
Immobile et debout face à l’immensité,
Je hume l’air marin au parfum de vacances,
Que grand est le plaisir, qui au repos se fiance !
On oublie le passé, on oublie l’avenir,
Il viendra assez tôt le temps des souvenirs,
Le bleu est dans les yeux, mais il n’est plus à l’âme,
De la joie estivale on sent naître la flamme.
Lorsque le soleil monte et que la mer descend,
La plage désirée se remplit et s’étend ;
Un enfant que la mer et le bonheur inondent,
Jouit de cet éden dans le terrestre monde.
Je contemple un rocher à la fois loin et près,
Il fut là avant moi, il le sera après,
Il domine les flots, souverain et stoïque,
Sentinelle éternelle au bout de l’Atlantique.
L’infini est sur terre et la mer me l’a dit,
Je scrute l’horizon, lequel me le redit,
En voyant au lointain quelques bateaux à voile,
Je pense que leur port est peut-être une étoile .
Les pieds dans l’eau, je sens, après un bain d’azur,
L’onde qui se fait douce et l’air qui se fait pur,
Quand entre ciel et mer le ballet des mouettes,
Fait danser le joyeux marchand de cacahouètes ;
Je songe à Baudelaire, à Hugo et consorts,
Qui chantèrent la mer avec des mots en or,
Je reviendrai encor flâner sur ses rivages,
Jusqu’au bout de l’été, jusqu’au bout de mon âge. » Jacky COURALET (Poète français)






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