
» Ombra mai fu di vegetabile, cara ed amabile, soave più ! » (Jamais l’ombre d’aucun arbre, ne fut plus chère, ni plus aimable, ni plus douce …. » (Ombra mai fu / Acte I
» En suivant cette route Xersès trouva un platane qui lui parut si beau, qu’il le fit orner de colliers et de bracelets d’or et qu’il en confia la garde à un immortel « HÉRODOTE (Histoires Livre VII)
Ce merveilleux opéra fut créé à Londres en 1738, il fait partie des derniers de Haendel. Un opéra séria un peu spécial puisque qu’il est un mélange de tragique et de comique.
Haendel voulait étonné le public de Londres, eh bien on peut dire que quelque part il a réussi car le caractère un peu imprévisible de cette œuvre a beaucoup surpris le soir de la première au King’s Theatre . De nos jours, c’est justement sa complexité qui plait beaucoup, entre mensonges, jalousies, rebondissements divers, soupçons, réconciliations, malentendus, complications, rivalités, guerre, pouvoir, péripéties diverses, indécisions.
On ne connait pas le librettiste, mais c’est une adaptation du texte rédigé par Silvio Stampiglia pour un précédent opéra de Giovanni Bononcini qui avait le même intitulé.
L’histoire est celle du roi de Perse, Serse, qui tombe amoureux d’une jeune femme Romilda. Elle ne répondra pas à cet amour car son cœur bat pour Arsamene qui est le frère du roi. Du coup, ce dernier fait chasser son frère de la Cour. Rivalité entre eux, mais aussi entre Romilda, sa sœur Atalanta qui aime en secret Arsamene, et Amastre la pauvre fiancée abandonnée par le roi Serse. Tout cela créé de nombreux rebondissements ! Au final Romilda et Arsamene vont se marier, ainsi que le roi et Amastre.
C’est une œuvre vraiment subtile, aboutie, expressive, d’une grande beauté, où l’émotion ne manque pas.





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