» Personne sur le chemin, et rien, rien sinon des mûres,
des mûres de chaque côté, des mûres partout.
Une allée de mûres, qui descend en crochets, et une mer
quelque part au bout, qui se soulève. Des mûres
Aussi grosses que mon pouce, aussi muettes que des yeux
ébène dans les haies, et pleines
de jus bleu-rouge, qu’elles abandonnent sur mes doigts.
Je n’avais pas demandé de telles sœurs de sang ; elles doivent m’aimer.
Elles sont accommodantes, elles se font toutes petites
pour tenir dans ma bouteille à lait.  » Sylvie PLATH (Poétesse américaine, diariste, écrivaine / Extrait de son recueil Arbres d’hiver (précédé de ) La Traversée)

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