» En 1920, Joseph, dit Jon Hessel, cousin de Josse et Gaston Bernheim et marchand d’art comme eux, procède à un échange inattendu contre un tableau de Cézanne : il obtient une propriété à Vaucresson, entre Saint-Cloud et Versailles. Cette affirmation risque cependant de n’être qu’une légende car aucun historique des cinquante-trois tableaux qui passèrent par les mains de Hessel ne permet de le confirmer.
Quoi qu’il en soit, cela n’empêcha pas le nouveau propriétaire de donner à sa résidence de nom de Clos Cézanne . A la belle saison, les Hessel y accueillaient leurs amis et les parties de cartes en fin de journée, bridge ou poker, ne sont pas rares. Vuillard y assiste en 1923 et conserve le souvenir de ces soirées tranquilles dans plusieurs peintures et pastels.
Cette version, la plus ambitieuse, réunit le propriétaire du lieu et ses amis : Alfred Natanson, Marcelle Aron, cousine de Vuillard et épouse du dernier convive Tristan Bernard dont le visage est presque entièrement dissimulé.
Habilement décentrée, la composition se focalise sous la source de lumière, en haut à gauche, qui créé une atmosphère silencieuse et tranquille que ne trouble pas la concentration des joueurs.
Ainsi cette œuvre, devient comparable au Poker (1902 / Musée d’Orsay) de Félix Vallotton, peinture dans laquelle apparait aussi les Hessel et autres de ses amis, relations et modèles habituels de Vuillard. » Dominique LOBSTEIN (Historien de l’art, chargé d’études documentaires au Musée d’Orsay, responsable de la bibliothèque du Musée d’Orsay, commissaire d’exposition)








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