Cette aria magnifique est extraite de l’Oratorio Il trionfo del Tempo e del Disinganno (Le triomphe du Temps et de la Désillusion), composé en 1707 par Georg Friedrich Haendel. Il avait alors 22 ans. Le livret est du cardinal Benedetto Pamphili, un librettiste, grand collectionneur et mécène italien.
Cette œuvre fut créée à Rome. Elle apportera un vif succès à son compositeur, lui permettra d’accentuer les nombreux contacts qu’il avait déjà réussi à établir lorsqu’il était arrivé en Italie, notamment auprès de personnalités importantes de la papauté. Par ailleurs, ils nouera des liens avec un grand nombre de musiciens et aura même un siège dans la très réputée Académie d’Arcadie, fréquentée notamment par Antonio Caldara, Alessandro Scarlatti et Arcangelo Corelli.
L’histoire est celle de la Beauté fidèle au Plaisir. Le Temps et la Désillusion vont tout faire pour détourner la première de ses principes et ses idéaux. C’est une œuvre à portée philosophique, vraiment superbe, enchanteresse, inclassable, passionnée, émotionnelle aussi.
Haendel reprendra cette aria en 1711 à Londres pour son opéra Rinaldo. Il le fera sous un autre intitulé à savoir Lascia ch’io pianga. Par ailleurs, en 1737, lorsqu’il se trouvait dans la capitale anglaise, il révisera et modifiera son Oratorio de 1707, lequel deviendra alors Il trionfo del Tempo et della Verità (le triomphe du Temps et de la Vérité)





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