» Autrefois, deux fois l’an, c’était  la bugado  :
quel tintouin, mes amis, et quel remue-ménage !
Dès l’aube du lundi tout d’abord le trempage
dans l’eau additionnée de soude en gros cristaux

Un rinçage abondant ; et puis on préparait
le cuvier tapissé d’un drap ou d’un tissu ;
on y mettait le linge, un autre drap dessus
où l’on plaçait les vieilles cendres du foyer ;

Sur l’ensemble on versait alors de l’eau bouillante
qui coulait dans un seau placé sous un trépied ;
de l’eau, encore de l’eau, dans des vapeurs ardentes…

On empilait le linge en tas sur la brouette
pour aller le rincer plus loin à la rivière
ou au lavoir, selon… Et là les lavandières
frottaient encore un coup torchons et serviettes,

Camisoles, jupons… Rinçages abondants,
encore un et puis deux… Ensuite l’essorage.
L’étendage sur l’herbe, et la fin de l’ouvrage !
En est-il pour encore vanter  le bon vieux temps  ?  » Yvette de FONCLARE dite Vette DE FONCLARE (Poétesse française)

Les lavandières / Pierre Auguste RENOIR

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