
La Force du destin est une commande d’Alexandre II de Russie. Une histoire d’amour, d’honneur, de vengeance, et de repentir qui obtiendra un beau succès lors de sa création à Saint Pétersbourg en 1862 – Le livret ( jugé extravagant par la critique ) fut rédigé par Francesco Maria Piave d’après Don Alvaro o la fuerza del sino, une pièce du dramaturge et poète espagnol Angel de Saavedra ( 1835 ).
La situation de Verdi et ses idées politiques planent sur cet opéra, comme ce fut souvent le cas, d’ailleurs, dans ses œuvres. Il vient d’être nommé député à une époque où le Risorgimento n’est plus ce qu’il était, ce qui lui apporte de nombreux doutes.
C’est un opéra ardent, dramatique, passionné, excessif, romantique, désespéré, avec, malgré tout, des moments un peu fantasques. Les chœurs sont puissants, les arias superbes, les duos magnifiques. Le vocal est incontestablement brillant. Une œuvre de contrastes, de diversité, entre destin et coïncidence, dans laquelle l’ombre côtoie la lumière, le rire celui des larmes, . C’est réellement ce qu’il faut bien retenir pour la comprendre. Même les personnages que l’on peut juger par certains côtés inutiles, ont de l’importance.





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