» Aimer, brûler !… Non, je n’en suis point lasse, et même
je sens ces feux en moi sans cesse plus puissants ;
et qu’il en soit ainsi me laisse sans regret :
Amour le sait, qui ne me quitte un seul instant…
Mais d’où vient que l’espoir jour après jour faiblit ?
Je le vois s’effacer tel une brume au vent,
cet espoir, qui suffit à contenter mon coeur;
car sans lui, point de vie; et lui seul m’a fait vivre !
Au plus profond de moi-même souvent j’entends
je ne sais quelle voix qui m’inquiète : « O pauvrette,
ce bonheur où tu es ne va guère durer;
dans peu de temps pourrait s’éteindre la lumière
par qui vraiment tes yeux sont ravis en extase,
et avec elle s’éteindraient toutes tes joies. » Gaspara STAMPA(Poétesse italienne / Extrait de son recueil Poèmes paru chez Gallimard et traduit par le traducteur Paul BACHMANN)






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