» La péniche, le long des berges blanches, quémande l’asile
comme une fêlure triste au vent levé de la grille.
Paysage infime
dont il ne reste qu’un pâle rayon au beau milieu des ondes brûlées.
Les bois sont rouges de sang.
Ils ploient et sonnent comme les cordes d’une harpe.
Elan furtif !
Une mésange siffle ;
un double chœur répond : une illusion sur des chaînes tendues.
Peu à peu, les mots sont renvoyés au pilon, avec ce bonheur de mourir,
lorsqu’un abreuvoir laisse couler son eau.
Paysages glacés.
Désir de pleurer.
Les nuages s’emportent au-delà des toits de cristal.
La neige de vin bleuit,
les étoiles s’émerveillent,
et ton visage me sourit. « Roland MUHLMEYER (Professeur de chant lyrique, guitariste classique et poète français)

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