» Il pleut sur les rivages
Désertés
Et de nouvelles pages sont tournées
Les tourbillons d’été
Sont partis
Les rêves envolés
Se sont enfuis
La mer en hiver
Pleure solitaire
Les estivants s’en sont allés
Rejoindre leurs cités
Où septembre les attendait
Comme un vieil animal qu’on a délaissé
Presqu’oublié
Des fantômes s‘en vont
Et trépassent
On entend des chansons
Dans l’espace
Les bateaux ont quitté
Leurs attaches
Ils ne vont plus naviguer
Mais se cachent
La mer en hiver
Pleure solitaire
Le soleil a fait ses valises
Nous préparant d’autres surprises
Loin des grands vents des brises
Seuls les grands froids attisent
Les cieux de leur main-mise
La chaleur reviendra
Pour un autre été
Le ciel bleu sourira
De son œil apprêté
Ainsi vont les saisons
Pour les gens
Qui quittent leurs maisons
L’âme et le cœur contents
La mer en hiver
Pleure solitaire
Dessous ses vagues infinies
Il pleut aujourd’hui sur les flots
Avec leurs sombres eaux
On se reverra qui sait dans un an
Au gré des vents
Qui commandent comme le temps « Michel MIAILLE (Poète français, auteur de sketches et pièces de théâtre)






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