» Quel sera le jugement, dans un siècle, sur les œuvres magistrales de nos compositeurs préférés d’aujourd’hui ? Puisque presque tout est soumis aux aléas du temps, et , hélas ! , à ses modes, seul ce qui est bon et vrai perdurera comme le roc, et aucune main mal intentionnée n’osera le souiller. Que chacun agisse donc avec droiture, s’efforce de toutes ses forces d’atteindre le but inaccessible, développe jusqu’à son dernier souffle les dons dont le Créateur miséricordieux l’a doté, et ne cesse jamais d’apprendre. Car la vie est courte, l’art est éternel  » Ludwig V.BEETHOVEN 1770/1827 ( Buste de Hugo HAGEN)
(Vidéo : Itzhak PERLMAN (violon) accompagné par L.ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE BERLIN sous la direction de Daniel BARENBOIM)

Beethoven a été altiste dans l’Orchestre de Bonn lorsqu’il était jeune. De plus, au cours de sa vie, il a été l’ami de grands virtuoses du violon de son époque. Nul doute donc, qu’il connaissait les tenants et les aboutissants de cet instrument et pouvait, en conséquence, composer pour lui. Ces deux Romances ont été dédiées à l’un de ces virtuoses :

Schuppanzigh, Ignaz
Ignaz SCHUPPANZIGH (1776/1830)

Elles furent écrites  entre 1798 et 1801. Leur numéro ( 1 et 2 ) ne fut attribué qu’en raison de leur date de publication (1803 et 1805 ). Pourquoi Romances ? Tout simplement parce que c’était un terme un peu général qui convenait fort bien  pour qualifier une œuvre courte, assez fluide et chantante.

Très rarement interprétées de nos jours, ce sont pourtant des pages magnifiques, mélodieuses, différentes l’une de l’autre, offrant un superbe dialogue entre le violon et l’orchestre. La première est audacieuse, fraîche, lyrique et assez poétique ; la seconde, tout aussi divine, majestueuse et ardente.

(Vidéo: Renaud CAPUÇON (violon) – Il est accompagné par l’ORCHESTRE DU GEWANDHAUS de LEIPZIG dirigé par Kurt MAZUR

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