» Au théâtre du Carnaval où toute blague est bonne à prendre,

Arlequin se présente entrant avec assurance et révérence :

 » Mesdames, Messieurs, me voici dans ma robe colorée !

Il y a le vert des prairies, des fleurs parfumées, le blanc de la neige

qui tombe doucement en hiver ; le rouge du feu

cela nous réchauffe un peu , et puis le bleu de la mer,

le jaune du soleil qui atterrissent joyeusement sur les fleurs .

De nombreux masques dans la joie m’ont offert un morceau d’amitié,

et ainsi, comme leurs cœurs, je m’habille de toutes les couleurs. » Fiorella FIORENZONI (Poétesse italienne)

André DERAIN

 » Pour confectionner le costume d’Arlequin
Meneghino y ajouta une pièce,
Pulcinella une autre,
Gianduia et Brighella.
Pantalone, un vieux pou,
y fit une déchirure au genou,
et Stenterello, avec ses mains baladeuses, y ajouta
quelques taches de vin toscan.
Colombina, qui le cousit,
réalisa un costume parfait.
Arlequin l’enfila malgré tout
mais il était un peu perplexe.
Alors Balanzone,
un médecin bolonais, dit :
« Je vous assure et je vous jure
que vous irez bien le mois prochain
si vous suivez ma recette :
jeûnez un jour et payez le lendemain ! » Gianni RODARI (Poète italien)

Arlequin et Pierrot – André DERAIN

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