
Fanny fut la sœur adorée de Félix Mendelssohn. Tout aussi passionnée par la musique que lui, mais l’ombre de son célèbre frère va planer sur elle.
Son père lui avait dit un jour » la musique deviendra peut-être un métier pour Félix, alors que pour toi elle doit rester seulement un agrément mais en aucun cas la base de ta vie et de tes actes. Ta joie sincère devant les louanges dont bénéficie Félix démontre qu’à sa place tu en aurais mérité autant. Reste fidèle à ces sentiments et à cette conduite car ils sont féminins, et seul ce qui est féminin peut être un attrait pour ton sexe. » En conséquence de quoi, elle devra se cantonner à devenir ce que l’on souhaitait pour les jeunes filles de son époque à savoir devenir une bonne épouse et une mère.
En 1829 elle se marie avec le peintre et graveur Wilhelm Hensel. C’est véritablement grâce à lui que Fanny pourra non seulement laisser parler librement sa passion pour la musique mais également celle pour la composition. Durant toute sa vie, elle écrira plus de 400 partitions. Une partie sera publiée de son vivant, une autre après sa mort par son époux qui était infiniment triste que son talent n’ait pas été reconnu à sa juste valeur lorsqu’elle était vivante .
Elle meurt en 1847 d’un accident cérébral vasculaire. Félix la suivra quelques mois plus tard, emporté par le même problème de santé.
Décembre fait partie d’un recueil ( The Year ) qu’elle a écrit en 1841 : douze pièces magnifiques, une pour chaque mois, avec des sonorités aux accents de Chopin, Schumann, en passant par Liszt. Elles se révèlent vivaces, délicates, subtiles, emportées ou graves, mais toujours magnifiquement subtiles.






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