
Les Consolations sont des pièces courtes pour piano écrites dans une période comprise 1849 et 1850 à Weimar. Elles sont complexes, expressives, audacieuses, et ne manquent pas de sensibilité, d’émotion, de virtuosité et de lyrisme.
Pour beaucoup, deux sources d’inspiration sont à retenir : un recueil de 29 poèmes écrits par le poète, écrivain et critique littéraire Augustin Sainte Beuve (sans pour autant savoir quel texte a pu réellement le toucher pour composer) – Soit le poème de l’écrivain, poète et dramaturge français Alphonse de Lamartine, que l’on peut retrouver recueil Harmonies poétiques et religieuses : Les larmes.
» Tombez, larmes silencieuses,
Sur une terre sans pitié ;
Non plus entre des mains pieuses,
Ni sur le sein de l’amitié !
Tombez comme une aride pluie
Qui rejaillit sur le rocher,
Que nul rayon du ciel n’essuie,
Que nul souffle ne vient sécher.
Qu’importe à ces hommes mes frères
Le cœur brisé d’un malheureux ?
Trop au-dessus de mes misères,
Mon infortune est si loin d’eux !
Jamais sans doute aucunes larmes
N’obscurciront pour eux le ciel ;
Leur avenir n’a point d’alarmes,
Leur coupe n’aura point de fiel.…. »
J’ai choisi de vous présenter les trois premières pièces , assez connues, la N°1 donne un peu le ton de l’ensemble de par son côté un peu mélancolique – la N°2 est pleine de fraîcheur, limpide et mélodieusement poétique – la N°3 (la plus célèbre) fait penser à Chopin car elle ressemble un peu à un Nocturne. On y retrouve le Liszt délicat, presque en retenue.






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