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Camille SAINT-SAËNS au piano 1835/1921 –  » » La musique est une architecture de sons, un art plastique qui modèle, en guise d’argile, les vibrations de l’air. La musique peut être, si elle le veut, un art de sensation ; elle soulève les masses, fait délirer les foules. Ce bruit passé, elle se fait statue, immobile, silencieuse, elle reste sur elle-même … Le compositeur de musique est devenu, par suite de la difficulté des temps, un être singulièrement compliqué, une sorte de diplomate au petit pied. Il dissimule sans cesse. Il feint de feindre, comme s’il jouait les Fausses Confidences de Marivaux, et s’il vous dit négligemment qu’il fait beau, ou qu’il pleut, ou qu’il fait jour en plein midi, vous vous apercevrez longtemps après, que ces paroles insignifiantes avaient un but secret, un sens caché et profond.  » Camille SAINT-SAËNS

 » C’est un maître-pianiste foudroyant, l’un des plus grands musiciens de notre époque. » Hector BERLIOZ

Camille Saint-Saëns fut un enfant prodige qui a donné ses premiers concerts dès l’âge de 11 ans, Salle Pleyel, interprétant du Mozart ou du Beethoven. Elève talentueux au Conservatoire de Paris où il obtient le premier prix en 1851 , organiste brillant  durant près de vingt ans à l’église de la Madeleine à Paris, éminent professeur avec ( entre autres ) Gabriel Fauré, créateur de la Société nationale de Musique avec Jules Massenet et César Franck, merveilleux et prolifique compositeur  : de nombreux opéras, des symphonies, concertos, musique de chambre, le premier à écrire des poèmes symphoniques, ainsi que la bande originale d’un film muet en 1908 ( L’assassinat du duc de Guise de André Calmette et Charles de Bargy)

Ce passionné de musique et d’astronomie, grand voyageur, fut également un homme de Lettres qui s’est beaucoup exprimé dans des revues musicales. Un homme d’esprit, d’humour, un perfectionniste fougueux et créatif, musicien engagé qui n’hésitera pas à prendre la défense de ses collèges musiciens (Liszt, Wagner), puis ( plus tard ) celle de la musique nationaliste française. Vers la fin de sa vie il se lancera dans la restauration des partitions de Lully, Charpentier, mais également celle des pièces de Molière. Il meurt à Alger en 1921.

Ce magnifique Quatuor fut créé à Paris en 1899. Il arrive assez tardivement dans sa vie puisqu’il le compose à l’âge de 64 ans. Il dira à son propos :  » Si je n’avais pas fait ce Quatuor, les esthéticiens auraient tiré de cette lacune des tas de déductions. Ils auraient découvert dans ma nature pourquoi je n’en avais pas écrit et comment j’étais incapable d’en écrire ! Et tant que cette besogne nécessaire n’était pas effectuée, j’avais peur de partir trop tôt, je n’étais pas tranquille. Maintenant tout m’est indifférent. »

Un chef d’œuvre romantique, imaginatif,   étonnant qui débute dans une atmosphère assez intimiste, presque feutrée, et continue de façon lyriquement  passionnée, énergique, pour se terminer de façon assez brillante.

Les deux vidéos :  » allegro piu allegro  » & molto adagio sont Interprétées par le QUATUOR MODIGLIANI (Amaury COEYTAUX (violon) – Loïc RIO (Violon) – Laurent MARFAING (Alto) et François KIEFFER (violoncelle)

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