» La vague roule et s’effondre,
Se reploie et remonte et s’éploie :
Son culte étreint le monde
D’un océan de joies.
La vague se dresse et s’écroule,
S’assemble et brandit sa clarté :
Elle donne une âme à la foule
Et la pare de sa beauté.
La vague surgit et nous porte,
Nous qui chantions sous nos treilles,
Assis devant notre porte
A compter nos jours pareils ;
Nous qui chantions en poètes,
L’un pour l’autre, nos mêmes soucis,
Savons-nous si nos âmes sont prêtes
Pour les lendemains que voici ? » Francis VIELÉ-GRIFFIN (Poète symboliste français / Extrait de son recueil Plus loin/1906 )







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