Hippolyte et Aricie est une tragédie lyrique qui fut créée à l’Académie royale de musique en 1733, d’après le livret de l’Abbé Simon Joseph Pellegrin qui avait déjà travaillé, à l’époque, avec d’autres compositeurs connus.
Rameau avait alors cinquante ans . Cet opéra va à la fois récolter les compliments et une certaine admiration venue de personnes très qualifiées, mais il va également en scandaliser un grand nombre qui trouvait que sa musique était bien trop bruyante, agressive. Pour la qualifier en l’insultant , ils emploieront, pour la première fois, le terme baroque.
Mais bon, dans tout ce méli-mélo d’opinions diverses, c’est une œuvre qui connaitra un beau succès et fera l’objet d’une quarantaine de représentations au départ. Elle sera présentée, à nouveau, dix ans puis vingt ans plus tard avec, à chaque fois, des coupures et des modifications, mais toujours un nombre encourageant de représentations.
C’est quelques siècles plus tard, en 1903, qu’on pourra la découvrir, à Genève au départ avec la version de Émile Jacques Dalcroze, puis à Paris en 1908 avec celle de Paul Vidal pour l’Opéra de Paris.
Ce qui frappe surtout dans cette œuvre dramatique, inventive, audacieuse, mélodique, c’est vraiment sa grande richesse musicale à qui l’on reprochera souvent de comporter trop de notes, a savoir d’être trop chargée. Qu’importe, elle est tellement bouleversante !






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