
Jiri Kylian est un merveilleux et éminent chorégraphe contemporain, d’origine tchèque, très musical, avec une inventivité sans limite pour entrer dans le complexe, l’humour, l’émotion, la vulnérabilité de l’humain. Il a sa façon bien à lui, très particulière, d’exprimer le côté impulsif romantique, le nostalgique embrasé, le passionné tendre. Il ne se contente pas de travailler sur une seule ligne : il explore. Il a été durant près de 25 ans le directeur du Nederlands Dans Theater de La Haye. Depuis 2018, il est membre de l’Académie des Beaux-Arts à Paris.
Bella figura : faire belle figure. Dans le cas précis de ce ballet c’est une question sur l’identité, celle de l’interprète notamment. Quoi que ses danseuses ou danseurs ressentent en tant qu’êtres humains, quels que soient leurs soucis dans la vie, leurs tourments, mais aussi quelles que soient leurs émotions, sur la scène ils se doivent de faire belle figure.
C’est un ballet entre fiction et réalité, exprimé de façon assez juste, très connu, souvent repris , original, virtuose, avec des ensembles fluides, complexes, délicats, des mouvements parfois assez brusques, angoissés. Il y a toujours cette sorte de » malaise » propre à Kylian dans son univers de la danse.
Bella figura ce sont les rouges éclatants des costumes de scène qui contrastent avec la nudité des interprètes, hommes ou femmes. Le torse nu est utilisé pour marquer la vulnérabilité et la fragilité des êtres.
Il y a une grande diversité de musiques pour accompagner ce ballet , diversité qui sert parfaitement bien la danse. Pour ce chorégraphe musique et danse doivent fusionner avec les danseurs. Cela va de Giovanni Battista Pergolese, Alessandro Marcello , en passant par Antonio Vivaldi, Giuseppe Torelli et Lukas Foss.





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