» Carl Frederik Hill est né au sein d’une famille de la petite bourgeoisie stricte et conventionnelle. Son père, professeur de mathématiques à l’Université de Lund en Suède, était profondément opposé à la carrière artistique qu’avait choisi son fils. Malgré cette opposition, Hill s’installa à Stockholm où il étudia à l’Académie des Beaux-Arts avant de partir pour Paris.
Il fut inspiré en France par Corot, Millet et autres peintres paysagistes. Ses tableaux, autrefois sombres, commencèrent alors à arborer des couleurs plus définies et à démontrer une meilleure compréhension des tons, comme l’illustre Pommier en fleurs.
Sous la tutelle de Corot, l’œuvre de Hill devint plus réaliste. Ses tableaux continuèrent néanmoins à être rejetés par les cercles académiques , à l’exception de l’un d’entre eux, exposé au Salon et un autre accepté à l’Exposition Universelle de 1878.Ce rejet constant provoqua chez lui une dépression, puis une maladie mentale qui fut exacerbée par la mort de l’une de ses sœurs et de son père en Suède.
A la fin des années 1870, de plus en plus malade, il commença à utiliser, dans ses peintures, un mélange détonnant de couleurs et de styles. Il fut finalement admis à l’asile où il fut déclaré schizophrène et traité pour une manie de la persécution. Selon son docteur, ses œuvres bizarres étaient le fruit d’une série d’hallucinations. Il retourna à Lund, où il passa ses dernières années, dont une partie à l’asile. Sa famille s’occupa de lui jusqu’à sa mort en 1911. » Lucinda HAWKSLEY (Auteure anglaise, spécialisée en Histoire de l’art, biographe, conférencière et écrivaine)






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