» Sachant bien que jamais nature n’a trahi
Cœur qui l’aimait ; car c’est son privilège,
À travers toutes les années de notre vie,
De nous mener de joie en joie ; et elle peut
Si bien former l’esprit qui est en nous, l’empreindre
De calme et de beauté, le nourrir de pensées
Élevées, que jamais ni les mauvaises langues,
Les jugements hâtifs, ni les ricanements
Des égoïstes, les saluts sans bonté, rien
Des mornes entretiens de la vie quotidienne
Ne prévaudra sur nous ni ne viendra troubler
Notre joyeuse foi en la bénédiction
De ce que contemplent nos yeux  » William WORDSWORTH (Poète et écrivain anglais / Extrait de son recueil Le Prélude ou la croissance de l’esprit d’un poète – Traduit en français par le poète, romancier, essayiste et traducteur français François-René DAILLE)

William WORDSWORTH 1770/1850 – « La poésie est le premier et le dernier des savoirs. Elle est aussi immortelle que le cœur de l’homme  » (W.W.) – Tableau de Benjamin Robert HAYDON

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