» Un bruissement d’ailes comme l’envol d’un ange
Et tes pas qui s’en vont qui dessinent la vie
Ton mouvement qui m’anime puis qui disparaît
Il y a dans l’air l’odeur de ton parfum
Comme la mer lente et véritable s’allonge sur la place
Je porte un ange en mon âme
C’est un fardeau d’exigences innocentes
Qui touche mon front et me bénit
Puis la nuit ensevelit son sillage
Et il monte aux étoiles avec la douceur de l’oubli
Parfois il m’effleure sans me rencontrer
Nous avançons tous deux dans le même couloir
Sur le même vaste décor d’absolu
Où l’on ne croise que soi-même
Dans un miroir opaque nous nous observons sans fin
Et aucun de nous deux n’ose bouger
De peur de surprendre l’autre
Statues de sel figées par l’impatience
Sel qui pique la vie et qui se souvient de la mer
Comme un enfant à qui l’on confisque le voilier
Qui emportait son esprit bel oiseau blanc
Il y a dans les murmures des souvenirs d’enfance
Des prières que je récitais le soir pour mon ange
Gardien de mes rêves de mon sommeil
Ne me réveille jamais de mon insouciance
Car cela me serait fatal
Mes yeux ont pris l’eau
Mon âme se perd dans l’importance
Un bruissement d’ailes comme l’envol d’un ange
Et tes pas qui s’en vont et qui laissent derrière eux
Une présence infinie et rassurante
J’incline la tête dans le miroir trouble
Et mes yeux s’effacent sur ton ombre
Et mes yeux te ressemblent un peu
Lorsque j’avance seule dans ta nuit
Marche unique Marche de ton absence » Alicia GALLIENNE (Poétesse française / Extrait de son recueil « L’autre moitié du songe m’appartient »






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