» Je connaissais depuis longtemps le livret original de Nuitter. C’est un livret assez touffu. Nous avons dû le réadapter. L’histoire de La Source est celle de l’esprit de l’eau qui tombe amoureuse d’un être humain qui, lui-même, aime une belle caucasienne destinée au harem de Khan. Au final, l’esprit se sacrifiera et grâce à son talisman, rendra possible l’amour entre deux mortels. On est dans l’enchantement, dans le merveilleux. Ce ballet résonne à la fois dans le champ invisible, immatériel, et dans des domaines beaucoup plus terrestres. On peu livre comme une métaphore de la société dans laquelle on vit, où l’on a tendance à gaspiller la nature en l’ignorant de plus en plus au profit des êtres et de leurs besoins d’argent grandissants. » Jean-Guillaume BART (Danseur Étoile, pédagogue et chorégraphe français.)
L’origine de ce ballet remonte à 1866. La chorégraphie fut confiée à Arthur Saint-Léon, d’après le livret qu’il co-signera avec Charles Nuitter. La dernière fois qu’il fut présenté au public, c’était en 1876. Il doit sa reconnaissance à Jean-Guillaume Bart qui a soumis l’idée à Brigitte Lefèvre ( à l’époque directrice de la danse à l’Opéra de Paris) laquelle fut tout à fait emballée par ce projet. La création aura lieu en 2011.
Compte tenu qu’un grand nombre d’archives le concernant, avaient été brûlées, il a fallu, qu’en partant du peu de documents dont il a pu disposer, Bart le réinvente, et de mon humble avis, il a parfaitement réussi à le faire, assisté par le dramaturge Clément Hervieu-Léger. Les costumes sont du couturier Christian Lacroix. La musique est de Ludwig Minkus (actes I et III ) et Léo Délibes (Acte II et scène I de l’acte III). Elle a été arrangée par le pianiste, chef et musicologue australien Richard Bonynge.


C’était une merveilleuse idée que de faire renaître ce petit joyau du répertoire français. C’est plein de fraîcheur et d’émotion, de lyrisme aussi, assez enchanteur, poétique, saupoudré d’orientalisme. La danse se révèle majestueuse et virtuose, sans parler des magnifiques costumes de Lacroix et la musique qui magnifient l’ensemble .





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