Des ces pièces magnifiques composées en 1827, Schubert dira qu’elles furent le résultat d’une inspiration venue de façon assez soudaine. Improvisée pourrait-on dire ! Si leur durée est assez courte, il serait cependant erroné d’affirmer qu’elles sont petites ou moindres, car leur qualité musicale est importante. Elles furent accueillies avec grand enthousiasme par le public à l’époque.

Ce n’est pas Schubert qui a inventé le genre mais un musicien tchèque : Jan Vaclav Vorisek qui en a écrit six. Comme l’a rappelé, un jour, la musicologue Olga Zucherova c’est lui qui en fut véritablement le père. Ses Impromptus sont au nombre de six, réunis sous l’Opus 7, composés en 1817, donc 10 ans avant Schubert. C’est une forme qui deviendra célèbre, par la suite, grâce aux partitions de Chopin et Schubert.

Ceux qui font l’objet de cet article, sont rassemblés en deux Opus : l’Op.90 et l’Op.142, portant respectivement les numéros D.899 et D.935. Ils sont un véritable flot d’émotions diverses et se révèlent audacieux, virtuoses, intenses, techniques, difficiles, expressifs, mélancoliques, poétiques, délicats, beaux et brillants indéniablement !

Il n’est pas toujours très facile d’arriver à leur donner, au travers d’une interprétation, toute l’intensité émotionnelle, voire l’âme harmonieuse et mélodieuse que Schubert a probablement souhaité, mais il y a de merveilleux pianistes qui s’en rapprochent très certainement, ou tout au moins qui ont le talent, la tendresse digitale, la poésie et la profondeur pour y arriver.

En ce qi me concerne ce sera Alfred BRENDEL & Maria JOAO PIRES

(Vidéo : Alfred BRENDEL au piano – 4 Impromptus D.899 )
(Vidéo : Maria JOAO PIRES au piano – 4 Impromptus D.935)

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