» Écrire d’une belle main ce n’est pas le seul travail de l’écrivain public. Quand on libelle une enveloppe pour un mariage, qu’on écrit un nom sur un diplôme ou qu’on rédige un curriculum vitae, une beauté de pure forme est requise. La plupart des gens trouvent belle une graphie qu’on croirait imprimée. Mais l’écriture manuscrite, celle de la main d’un être vivant, possède un supplément d’âme qui ne se résume pas à la simple beauté formelle. Elle prend de l’âge avec son propriétaire, elle vieillit. Le même mot calligraphié par la même personne sera différent selon qu’il a été écrit à l’école ou au lycée, à vingt ans ou à quarante. C’est encore plus vrai à soixante-dix ou quatre-vingts ans. Une adolescente à l’écriture toute ronde, lorsqu’elle sera devenue une vieille dame, n’aura plus la même plume, c’est normal. L’écriture change avec l’âge. » Ito OGAWA (Écrivaine japonaise – Extrait de son livre La papeterie Tsubaki )






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