« Il y a une porte ouverte
Et pourtant il faut la forcer.
Nous ne savons ce qu’il y a derrière,
Mais de là vient l’appel.
Nous pouvons aller ailleurs,
Mais nous venons d’ailleurs.
Nous sommes dehors et le savons,
Mais peut-être que tout est dehors.
Toujours nous cherchons cette porte
Mais elle devrait être fermée.
Ici l’ouvert est infranchissable.
Comment franchir ce qui n’existe pas ?
Il faut fermer l’unique porte
Afin peut-être de pouvoir entrer. » Roberto JUARROZ ( Extrait du recueil Poésie Verticale traduit en français par Roger MUNIER aux Éditions Point Poésie)







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