» Me parler d’envisager de délaisser mon piano, c’était envisager un jour de grande tristesse. Mon piano est ce que peut représenter un bateau pour un marin. Mon piano c’est moi ! C’est ma parole, c’est ma vie, c’est le dépositaire intime de tout ce qui s’agite dans mon cerveau, ce sont les souvenirs brûlants de ma jeunesse, mes désirs, mes rêves, mes joies et mes douleurs. Les cordes de mon piano ont frémi de toutes mes passions, les touches de mon piano ont obéi à tous mes caprices. J’ai eu vraiment envers lui une espèce de sentiment religieux, et à mes yeux, il tient le premier rang dans la hiérarchie des instruments. Dans l’espace de sept octaves, il embrasse toute l’étendue d’un orchestre, il est un orchestre à lui tout seul et les doigts d’un seul homme suffisent pour rendre les harmonies parfaites produites par cent instruments. Jamais je ne pourrai le délaisser pour le retentissant succès d’un orchestre. » Franz LISZT (Pianiste virtuose, compositeur, transcripteur et chef hongrois)







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