» Odeur de savon
bulles irisées des rires
encordés linge pincé
ce peu de soi
que l’on suspend
que l’on surprend
La main reprend
plie détend
cherche un appui
l’ombre s’installe
au pli du temps
claque le vent
A présent s’envolent
silhouettes froissées
des joies et des regrets
étranges farandoles
décor fleuri fané
On frotte on gratte
On dé tâche on attache
Horloge de lin blanc
ajourée dentelée
Fragments de vie
saisis livrés
sous le feuillage
d’un olivier
Image dérobée
des nuits des corps
liés entrelacés
contre la haie s’envole
Se déploient
des mots des gestes
entre les fils du soleil
tu avances
Au paysage de l’enfance
surgissent ces défilés improvisés
le long des prés
Draps en étendards
coiffures en princesses
volent en éclats
lessives en liesses
Déroule dé plie tend
déjà l’oiseau se pose
au fil des souvenirs
Le geste se suspend
Envolée loin
du panier d’osier
lessive emprisonnée
Désormais
on prend on presse on sèche
on pose tambour d’acier
cliquète souffle sonne
Silence … On tourne. » Sabine PÉGLION (Poétesse française)






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