» Quand le printemps, de son léger soupir,
Fait naître, dans nos champs, la fleur à demi-close ;
Quand, par un doux baiser, il colore la rose ;
Quand le gazon commence à reverdir ;
Quand l’hirondelle a repris son ouvrage,
Et que le rossignol gazouille son doux chant,
J’aime à me reposer sous quelque arbre géant,
J’aime à rêver sous son jeune feuillage.
Cette eau limpide aux détours gracieux
coule en frémissant sur un lit de verdure,
Le suave parfum de la jeune nature,
Tout ravit l’âme et rend le cœur heureux.
Mais, ô printemps ! que tu sembles frivole
Sur nos sens enivrés tu règnes un instant ;
Comme toi, le bonheur, passager, inconstant,
Aujourd’hui nous sourit et demain… il s’envole ! » Félix Gabriel MARCHAND (Écrivain, poète, journaliste, homme politique québécois. Poème extrait du livre La littérature canadienne de 1850 à 1860 Tome II )







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